Ville: Lyon.
Département: Rhône.
Région: Rhône-Alpes.
Nombre d’habitants: 453100 (3ème ville française).
Maire actuel: Gérard Collomb (PS) depuis 2001.
Maire précédent: Raymond Barre (UDF) de 1995 à 2001.
Résultats de la présidentielle: Nicolas Sarkozy 53,08% – Ségolène Royal 46,92%.
Les têtes de liste:
Prise à la droite par Gérard Collomb en 2001, la ville de Lyon devrait selon toute vraisemblance rester à gauche lors de ces municipales.
Gérard Collomb ménera donc encore une fois les listes d’union de la gauche PS-PRG-PCF-MRC-Verts « Aimer Lyon avec Gérard Collomb » lors de ces municipales. Élu en 2001 dans un contexte de division de la droite, il aura sans doute à coeur de présenter une victoire plus nette lors de ces municipales. Collomb sera tête de liste dans le 9ème arrondissement face à la milloniste Blandine Raynaud.
A droite, contrairement à 2001 on part uni. Dominique Perben, ancien garde des sceaux et député de la quatrième circonscription du Rhône depuis les dernières législatives a réussi à réunir le MPF, les millonistes et une partie du MoDem sous sa bannière. Il conduira les listes « Grandissons à lyon! » et sera lui-même candidat dans le troisième arrondissement face au socialiste Thierry Philip. Parachuté à Lyon (Perben est né à Lyon mais a fait la majeure partie de sa carrière politique à Chalon-sur-Saône) lors des dernières législatives dans une circonscription imperdable pour l’UMP, l’atterrissage risque d’être beaucoup plus difficile lors de ces municipales.
Dans un premier temps, le MoDem avait investi Christophe Geourjon pour mener les listes bayrouistes à Lyon, préférant celui-ci au très médiatique Azouz Begag. Mais Geourjon ayant décidé de s’allier avec Dominique Perben, c’est Éric Lafond, militant du parti écologiste Cap 21, qui sera à la tête des listes « Lyon est une chance ».
Au Front National on comptait sur Bruno Gollnisch pour mener les listes FN dans la capitale des Gaules. Celui-ci ayant renoncé à être candidat, c’est finalement André Morin qui conduira les listes « Lyon fait Front ».
L’extrême gauche enfin partira unie. Pas vraiment de tête de liste pour les listes « AUDACES! » mais la personalité de Sophie Divry en fait la leader naturel de son camp. Ces listes seront soutenues par la LCR et la gauche alternative et seront présentes dans tous les arrondissements lyonnais, excepté le deuxième où ils apportent leur soutient à la liste « Idéalyon ».
Peu de suspens à Lyon. Malgré le fait que la droite parte unie à cette élection, Perben ne semble pas en mesure de pouvoir concurrencer Collomb.
Les sites des candidats:
Ville: Saint-Étienne.
Département: Loire.
Région: Rhône-Alpes.
Nombre d’habitants: 183500 (14ème ville française).
Maire actuel: Michel Thiollière (UMP) depuis 1994.
Maire précédent: François Dubanchet (UDF) de 1983 à 1994.
Résultats de la présidentielle: Nicolas Sarkozy 48,44% – Ségolène Royal 51,56%.
Les têtes de liste:
Élection indécise à Saint-Étienne. Le maire sortant doit affronter un de ses anciens adjoint tandis que la gauche part divisée.
Michel Thiollière, sénateur-maire sortant conduira la liste « Vivre mieux à Saint-Étienne ». En 2001, il l’avait emporté dans une triangulaire avec le PS et le FN avec 44,95% des suffrages. Le Front National ne présente pas de liste cette fois-ci, pourtant il y a de fortes chances que Thiollière affronte encore deux adversaires lors du second tour de ces municipales.
Il aura en effet contre lui, l’ancien député Gilles Artigues. Ce dernier avait perdu son siège de député lors des dernières législatives en étant éliminé dès le premier tour, recueillant 21,23% des voix sur la ville de Saint-Étienne. L’ancien adjoint de Michel Thiollière sera à la tête de la liste du MoDem « Gilles Artigues, la voix des stéphanois ». Dans l’hypothèse d’une qualification pour le second tour, sa stratégie entre les deux tours sera décisive pour l’issue du scrutin.
A gauche, c’est l’ancien président de l’université Jean Monnet, Maurice Vincent, qui conduira la liste d’union PS-PCF-PRG-MRC « Saint-Étienne pour tous, un avenir pour chacun ». La division de ses adversaires lui donne une chance de prendre la mairie.
Mais la gauche ne part pas tout à fait unie, les Verts présentant une liste indépendante menée par Olivier Longeons, « Ensemble changeons d’air ».
Deux autres listes seront sur la ligne de départ: « La liste citoyenne » conduite par Nadim Ghodbane et « Une autre ville est possible » qui aura a sa tête Dominique Bazet-Simoni et sera soutenue par la LCR et la gauche alternative.
Une triangulaire semble se profiler à Saint-Étienne. Les stratégies des candidats dans l’entre deux tours seront décisives.
Les sites des candidats:
Dominique Bazet-Simoni.
(Première parution le lundi 16 juillet 2007).
La gauche gagne des sièges dans la région Rhône-Alpes, malgré un léger recul en terme de voix au premier tour.
- En 2002, la droite remportait 38 sièges (3 UDF et 35 UMP) et la gauche 11 (2 PCF et 9 PS). Après ces législatives la droite conserve 35 circonscriptions (un PSLE, un DVD et 32 UMP) et la gauche 15 (un PCF et 14 PS). Neuf circonscriptions ont basculé dans la région: la 2ème de l’Ardèche passe de l’UMP au PS, la 2ème de la Drome, ancienne d’Eric Besson, passe du PS à l’UMP, la 1ère de l’Isère passe de l’UMP au PS et la 2ème du PCF au PS, les 1ère et 2ème de la Loire passent de l’UMP au PS, tout comme les 2ème et 3ème du Rhone, la 13ème passant du PS à l’UMP.
- En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 2,59% pour l’extrême gauche, 33,95% pour la gauche plurielle, 3,79% pour les Divers, 10,36% pour le Centre, 34,89% pour la Droite et 14,42% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 3,37% des voix, la gauche est en léger recul à 32,64%, les Divers sont à 2,44%, le Centre tombe à 8,81%, la droite fait un bond à 46,24%, récupérant une partie des voix de l’extrême droite qui tombe à 6,50% des suffrages.
- Les électeurs de Rhône-Alpes ont reconduit 31 députés sortants sur 49. Coté nouvelles têtes: Xavier Breton et Charles de la Verpillière dans l’Ain, Olivier Dussopt qui devient à 28 ans le benjamin de l’assemblée en se faisant élire en Ardèche, Franck Reynier dans la Drome, Geneviève Fioraso et Michel Issindou en Isère, Régis Juanico et Jean-Louis Gagnaire dans la Loire, Michel Havard, Pierre-Alain Muet, Jean-Louis Touraine, le parachuté Dominique Perben, Pascal Crozon, Patrick Verchere, Christophe Guilloteau et Philippe Meunier dans le Rhône, et enfin Lionel Tardy et Marc Francina en Haute-Savoie.
- La région fait toujours partie des mauvais élèves en terme de parité. Comme en 2002, seules 2 femmes sont élues (6,90%). La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 52 ans et demi.
Trombinoscope des nouveaux députés de la région Rhône-Alpes:










