Ville: Marseille.
Département: Bouches-du-Rhône.
Région: Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Nombre d’habitants: 807000 (2ème ville française).
Maire actuel: Jean-Claude Gaudin (UMP) depuis 1995.
Maire précédent: Robert Vigouroux (RDE) de 1986 à 1995.
Résultats de la présidentielle: Nicolas Sarkozy 55,72% – Ségolène Royal 44,28%.
Les têtes de liste:
Il y a encore quelques mois, personne ne doutais de la réélection de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille tant l’UMP avait dominé les dernières élections présidentielles et législatives. Pourtant aujourd’hui, Marseille est une des villes où le suspens est le plus grand dans ces municipales.
A droite, le maire sortant et président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Jean-Claude Gaudin sera le chef de file des listes « Partager la réussite de Marseille » et tête de liste dans le 4ème secteur (6ème et 8ème arrondissement). Les autres têtes de liste seront: Jean Roatta dans le premier secteur, Jacques Rocca-Serra dans le deuxième, Renaud Muselier dans le troisième, Guy Teissier dans le cinquième, Roland Blum dans le sixième, Valérie Boyer dans le septième, secteur clé de l’élection, et enfin Bernard Susini dans le huitième.
Au centre, l’ancien Vert Jean-Luc Bennahmias conduira les « Listes démocrates et écologistes » du MoDem. Sans doute pas de second tour pour eux dans la plupart des secteurs, il faut dire qu’il n’est pas facile d’exister dans cette campagne entre Gaudin et Guérini.
A gauche, c’est donc Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône qui emmènera les listes d’union de la gauche PS-PCF-PRG-Verts « Faire gagner Marseille ». Celui que personne n’attendais semble aujourd’hui capable de faire vaciller l’indéboulonable Gaudin. Guérini sera candidat dans le troisième secteur face à l’ancien secrétaire d’État Renaud Muselier. Pour les autres secteurs, les têtes de liste seront: le proche de Ségolène Royal,Patrick Menucci, dans le premier secteur, Lisette Narducci dans le deuxième, François Franceschi, ancien UMP soutenu pour l’occasion par le PS, dans le quatrième, René Olmeta dans la cinquième, Christophe Masse dans la sixième, la députée Sylvie Andrieux dans le septième et Samia Ghali dans la huitième.
A l’extrême gauche, les listes « Marseille contre-attaque à gauche » seront menées par Armelle Chevassu, candidate dans le premier secteur.
Le Front National enfin espère troubler le jeu en réussissant à se maintenir dans certains secteur au second tour. C’est Stéphane Ravier, candidat dans le septième secteur, qui conduira les mènera les listes « Les marseillais d’abord ».
Marseille sera sans nul doute la ville la plus observée de ces municipales. La perte de la cité phocéenne serait une lourde perte pour la majorité. Jean-Claude Gaudin semble cependant posséder encore une légère avance sur son adversaire socialiste. Le maintien possible du Front National dans certains secteurs pourrait toutefois le défavoriser.
Les sites des candidats:
Ville: Aix-en-Provence.
Département: Bouches-du-Rhône.
Région: PACA.
Nombre d’habitants: 134200 (23ème ville française).
Maire actuel: Maryse Joissains-Masini (PRV puis UMP) depuis 2001.
Maire précédent: Jean-François Picheral (PS) de 1989 à 2001.
Résultats de la présidentielle: Nicolas Sarkozy 57,30% – Ségolène Royal 42,70%.
Les têtes de liste:
Divisions tous azimuts à Aix-en-Provence. Les aixois votent majoritairement à droite aux élections (comme lors de la présidentielle où Nicolas Sarkozy y recueillait plus de 57% des suffrages) mais quand cette dernière part divisée aux municipales, il n’est pas rare que ce soit un socialiste qui accède à l’hôtel de ville. Le bilan de la sortante, Maryse Joissains-Masini ne fait, de plus, pas l’unanimité.
La liste officielle de l’UMP « Ensemble pour Aix et le pays d’Aix » sera donc emmenée par la maire sortante, femme de l’ancien maire Alain Joissains et députée de la quatorzième circonscription des Bouches-du-Rhône Maryse Joissains-Masini. Lors des dernières législatives, elle avait battu Alexandre Medvedowsky avec plus de 56% des suffrages sur la ville d’Aix-en-Provence.
Au centre, c’est François-Xavier de Peretti qui conduira la liste d’ouverture MoDem « Génération Aix » comprenant des militants du MoDem, de l’UMP et des écologistes. Allié de la maire sortante lors des municipales de 2001, il avait rapidement quitté le groupe majoritaire du conseil municipal. Après un début de campagne difficile, sa qualification pour le second tour semble aujourd’hui assurée.
A gauche, c’est Alexandre Medvedowsky qui sera à la tête d’une liste d’union PS-PCF-PRG-Verts « Aix pour tous ». Battu largement lors des dernières législatives, il pourrait cependant profiter du contexte local pour créer la surprise.
Sauf qu’un dissident PS, Michel Pezet, allié à l’ancien socialiste Jean-François Picheral pourrait troubler encore un peu plus le jeu. A la tête de la liste « Aix à venir », il est tout à fait possible qu’il franchisse la barre des 10% au premier tour. Les hypothèses de stratégies d’entre deux tours sont nombreuses mais il semblerait que sa préférence irait vers une fusion avec la liste MoDem.
Trois autres « petites » listes seront en course: Maryse Galland-Mourbrun sera à la tête d’une liste sans étiquette, Aude Charcosset mènera la liste « Aix en luttes » soutenue par la LCR, et Jean-Louis Garello, président du très à droite club provençal de l’horloge, conduira la liste « Droites aixoises ».
Comme souvent à Aix-en-Provence les municipales sont très disputée. Triangulaire? Quadrangulaire? Les alliances d’entre deux tours détermineront en grande partie l’issue d’un scrutin qui, il y a quelques mois encore, semblait gagné d’avance pour l’UMP.
Les sites des candidats:
(Première parution le dimanche 15 juillet 2007).
Peu de changements en Provence-Alpes-Cote d’Azur. La droite reste largement majoritaire dans la région et réussit à faire élire dix-sept députés dès le premier tour.
- En 2002, la droite remportait trente-quatre sièges (un UDF et trente-trois UMP) et la gauche six (deux communistes, trois socialistes et un radical de gauche). Après ces législatives, pas de changements, la droite conserve trente-quatre circonscriptions (un PSLE, un DVD et trente-deux UMP) et la gauche six (un communiste, quatre socialistes et un radical de gauche). Tous les basculements ont eu lieu dans le départements des Bouches-du-Rhône: la quatrième passe du PCF au PS, la huitième du PS à l’UMP et la seizième fait le chemin inverse, de l’UMP au PS.
- En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 1,85% pour l’extrême gauche, 31,95% pour la gauche plurielle, 2,71% pour les Divers, 6,18% pour le Centre, 35,72% pour la droite et 21,58% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 2,53% des voix, la gauche tombe à 28,54%, les Divers sont à 3,69%, le Centre reste stable à 6,41%, la droite fait un bond à 50,12% en récupérant les voix de l’extrême droite qui s’écroule en ne recueillant que 8,70% des suffrages.
- Les électeurs de PACA ont reconduit trente-trois députés sortants sur quarante. Peu de nouveaux donc. On notera l’arrivée d’Eric Ciotti dans la première des Alpes-Maritimes, Dominique Tian, Henri Jibrayel, Valérie Boyer, Bernard Reynes et Michel Vauzelle dans les deuxième, quatrième, huitième, quinzième et seizième des Bouches-du-Rhone, et enfin Jean-Claude Bouchet dans la deuxième du Vaucluse.
- En 2002, les électeurs de PACA avaient envoyé sept femmes à l’assemblée (17,50%), elles sont cette fois dix (25,00%). La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 57 ans et quart.
Trombinoscope des nouveaux députés de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur:










