Aveyron.

durand.jpggodfrain.jpgA Millau, le maire sortant UMP Jacques Godfrain connaîtra dimanche un second tour difficile. C’est le socialiste Guy Durand qui arrive en tête du premier tour avec 41,89% des voix. Il devance le maire sortant de plus de sept points, Godfrain pointant à 33,49%. Derrière, le Divers Droite Jérôme Alirol recueille 10,48% des suffrages et se maintiendra au second tour. La liste d’extrême gauche conduite par Serge Rolland est à 7,61% et la liste du Parti Communiste de Martine Perez à 6,54%. Avec une droite divisée et un bon réservoir de voix à gauche, Guy Durand devrait faire basculer Millau à gauche dimanche.

teyssedre.jpgA Rodez, ville gérée par la droite depuis 55 ans, le maire sortant UMP Marc Censi ne se représentait pas. C’est le socialiste Christian Teyssèdre qui remporte cette élection avec 52,49% des voix dès le premier tour. La liste centriste de Jean-Louis Chauzy ne recueille que 19,27% des suffrages, devant la liste UMP de Régine Taussat à 15,49%. Le Divers Droite Frédéric Soulié ferme la marche avec 12,75% des voix.

Haute-Garonne.

moudenc.jpgcohen.jpgA Toulouse, le second tour promet d’être intéressant. C’est le maire sortant UMP Jean-Luc Moudenc qui arrive en tête du premier tour avec 42,60% des voix, devançant légèrement le socialiste Pierre Cohen à 39,00%. Jean-Luc Forget pour le MoDem passe la barre des 5% à 5,90% et fusionne sa liste avec celle de Moudenc pour le second tour. Le Divers Gauche François Simon est à 5,42% et la liste LCR-Motivé-e-s de Myriam Martin à 5,07%. Les trois autres listes sont sous les 1%: les Divers Droite André Gallego à 0,86%, Sandra Torremocha pour Lutte Ouvrière à 0,83% et Thierry Dupin pour le Parti des Travailleurs à 0,33%. Jean-Luc Moudenc résiste donc mieux que prévu mais le réservoir de voix de la gauche pour le second tour est plus important. De plus, bien que Jean-Luc Forget ait décidé de s’allier à Moudenc, la décision n’a pas fait l’unanimité, loin de là, parmi ses colistiers. Avantage à Pierre Cohen donc pour le second tour.

A Colomiers, le maire sortant socialiste l’emporte dès le premier tour avec le score sans appel de 67,23%. Loin derrière, l’UMP Damien Laborde pointe à 17,20%. Les listes de Rudi Sordes pour le MoDem à 6,89% et de Laurent Marty pour la LCR à 6,27% auront des représentants au conseil municipal. Pas d’élus par contre pour la liste Lutte Ouvrière de Michèle Puel qui recueille 2,40% des voix.

A Tournefeuille, le maire sortant socialiste Claude Raynal écrase littéralement son seul adversaire, l’UMP Patrick Beissel, avec un score de 75,42% contre 24,58%.

A Muret, le Valoisien Alain Barrès peut se faire du soucis pour son siège. Il arrive en tête avec 41,53% des suffrages mais n’a aucun réservoir de voix pour le second tour. Derrière, le socialiste André Mandement recueille 27,36% des voix, devant le Radical de Gauche Christophe Delahaye à 19,05%, le candidat de la LCR Christian Escot à 5,52% et le Divers Gauche Guy Montalniol avec 5,14%. En dernière position on retrouve la liste Lutte Ouvrière d’Éric Chavegrand à 1,40%. Pour le second tour, les listes Mandement, Delahaye et Montaniol ont décidé de fusionner. Sans réserve de voix à droite, on voit mal comment Alain Barrès pourrait conserver son siège dimanche.

A Blagnac, un seul tour aura suffit au maire sortant PRG Bernard Keller pour retrouver son fauteuil. Il devance nettement ses adversaires avec le score de 57,12%. Les deux listes de droite se tiennent dans un mouchoir de poche: celle du Divers Droite Sacha Briand recueille 21,49% des voix contre 21,40% pour l’UMP Jacques Puig.

Gers.

montauge.jpgA Auch, le socialiste Franck Montaugé devrait succéder dimanche au maire sortant Claude Bétaille. La liste socialiste arrive en effet largement en tête du premier tour avec 48,97% des suffrages devant les deux listes Divers Droite de Pierre Tabarin à 20,13% et Henri Santistéva à 13,37% qui se maintiendront toutes deux au second tour. Le Divers Gauche Jean Falco recueille quant à lui 9,19% des suffrages et fusionnera sa liste avec celle de Montaugé pour le second tour. Alexis Boudaud pour les Verts ferme la marche avec 8,33% des voix.

Lot.

vayssouze-faure.jpglucuru.jpgA Cahors, le maire sortant UMP Marc Lecuru est en grande difficulté. C’est le socialiste Jean-Marie Vayssouze-Faure qui arrive en tête de ce premier tour avec 32,54% des voix, loin devant le maire sortant Marc Lecuru qui plafonne à 19,52%. La députée PRG Dominique Orliac perd quant à elle son pari municipal en ne recueillant que 18,78% et ne se maintiendra pas au second tour. Serge Laybros pour le PCF suit avec 11,48% des suffrages. Il fusionnera sa liste avec celle de Vayssouze-Faure pour le second tour. Derrière, le Divers Droite Roland Hureaux est à 6,80%, le Divers Gauche Gilles Cluzet à 6,12%, le MoDem Cédric Lascoux à 3,20% et enfin, le candidat du Nouveau Centre Jean-Paul Cuzange recueille 1,56% des voix. Avec un réservoir de voix réduit à droite, Marc Lecuru a de grandes chances de perdre son siège dimanche.

Hautes-Pyrénées.

tremege.jpgglavany.jpgA Tarbes, le maire sortant UMP Gérard Trémège résiste beaucoup mieux que prévu au socialiste Jean Glavany. Le premier arrive en tête avec 47,42% contre 38,32% pour le second. Le candidat du MoDem Pierre Lagonelle recueille quant à lui 8,96% des voix. Derrière, la liste LCR de Christian Zueras est à 3,75% et la liste Lutte Ouvrière de François Meunier à 1,55%. L’élection à Tarbes semble être entre les mains des électeurs du MoDem. Le second tour s’annonce serré.

Tarn.

bonncarrere.jpggilabert.jpgA Albi, Philippe Bonnecarrère rate son élection au premier tour pour une poignée de voix et est ainsi confronté à un ballottage qui s’annonce serré. Le maire Divers Droite sortant arrive en effet largement en tête avec 49,92% des voix devant le socialiste Bernard Gilabert à 29,72% et le Radical de Gauche Michel Albarède à 20,36%. Ces deux derniers ayant décidé de fusionner pour faire liste commune au second tour, les deux adversaires de dimanche ont sensiblement le même réservoir de voix.

La situation du maire sortant UMP de Castres Pacal Bugis est nettement plus confortable. Il arrive en effet largement en tête du premier tour avec 45,10% devant le candidat du Nouveau Centre Philippe Folliot à 21,63% qui maintiendra sa liste au second tour. La liste du Divers Gauche Philippe Guérineau à 17,53% et celle du socialiste Samuel Cèbe à 15,74% fusionneront pour le second tour. Avec une telle avance au premier tour, il serait étonnant que Pacal Bugis ne retrouve pas son fauteuil dimanche.

Tarn-et-Garonne.

bareges.jpgmouchard.jpgA Montauban, la maire sortante UMP Brigitte Barèges est en difficulté. Elle arrive en tête du premier tour avec 43,99% des voix, mais ses deux poursuivants, le socialiste Claude Mouchard à 33,45% et la Divers Gauche Marie-Claude Bouyssi à 10,39% ont décidé de fusionner pour le second tour. Le MoDem Jacques Larroque est à 6,66% et une autre Divers Gauche, Sylve Soulié, pointe à 5,51%. Pour gagner dimanche, Brigitte Barèges aura besoin de l’intégralité des voix qui se sont portées sur le candidat du MoDem au premier tour. Autant dire que cela va être très difficile.

Ville: Toulouse.

Région: Midi-Pyrénées.

Département: Haute-Garonne.

Nombre d’habitants: 398500 (4ème ville française).

Maire actuel: Jean-Luc Moudenc (UMP) depuis 2004.

Maire précédent: Philippe Douste-Blazy (UMP) de 2001 à 2004.

Résultats de la présientielle: Sarkozy 42,40% – Royal 57,60%.


Les têtes de liste:

 

Depuis 1971, les toulousains ont toujours élu des hommes de centre-droit au capitole. Après l’excellent score de Ségolène Royal à la présidentielle et des législatives où la gauche à remporté toutes les circonscriptions du département, la gauche serait-elle en passe de remporter Toulouse?

Le maire UMP de la ville, Jean-Luc Moudenc, qui avait succéder à Philippe Douste-Blazy appélé au gouvernement en 2004, conduira la liste « Toulouse pour tous ». Battu largement aux législatives dans la première circonscription de Haute-Garonne face à Catherine Lemorton, il essaie de se donner une image de centriste, ce qui peut s’avérer payant à Toulouse. Il aura ainsi sur sa liste deux transfuges du Parti Socialiste et une ancienne des Verts.

Le MoDem présentera quant à lui une liste autonome « Toulouse autrement » emmenée par Jean-Luc Forget. Après un début de campagne difficile, celui qui avait recueilli 9,56% des voix dans la première circonscription de Haute-Garonne lors des dernières législatives semble maintenant en capacité de réaliser un score semblable lors de ces municipales. Cela ferait de son comportement entre les deux tours une des clés de ce scrutin.

André Gallégo, se présentant sous l’étiquette Divers Droite, conduira pour sa part la liste « 100% pour Toulouse ». Lors des dernières législatives il avait recueillit 9,41% des voix sur la quatrième circonscription mais contrairement à Forget ne devrait pas être en mesure de rééditer sa performance.

A gauche, c’est Pierre Cohen qui emmènera la liste d’union PS-PCF-Verts-PRG-MRC « Toulouse à gauche en 2008″. Figurent sur al liste, entre autre, Daniel Benyahia (membre du MEDEF), Magyd Cherfi (ancien membre des Motivé-e-s), Catherine Lemorton ou Gérard Onesta. Cohen s’était avait remporté la troisième circonscription de Haute-Garonne avec 57,87% des voix face à la boutiniste Marie-Claire Danen lors des dernières législatives. Si les bons résultats de la gauche lors des scrutins nationaux se vérifiaient, il pourrait bien être le premier homme de gauche à gérer le capitole depuis 37 ans.

En 2001 c’était lui qui se défendait les couleurs du Parti Socialiste à la mairie de Toulouse, François Simon conduira cette fois « L’autre liste » qu’il qualifie comme étant « altermondialiste, écologiste et citoyenne ». Dans l’hypothèse d’un bon résultat au premier tour, il pourrait être en position de force pour demander à Pierre Cohen une fusion des deux listes entre les deux tours.

L’extrême gauche est traditionnellement assez forte à Toulouse. Cependant, la division qu’elle affiche minimise ses chances de réaliser de bons résultats. Myriam Martin sera à la tête de la liste « Debout! » rassemblant la LCR et les Motivé-e-s, Sandra Torremocha conduira la liste « Lutte Ouvrière et enfin Thierry Dupin ménera une liste « Pour la renationalisation d’Airbus ».

La gauche semble en position de force quelques jours avant ces municipales. Mais l’issue du scrutin sera aussi fonction des résultats du premier tour. Si Jean-Luc Forget dépasse les 10% et qu’il décide de se maintenir, les réserves de voix pour Moudenc seraient très réduites. Dans le cas contraire, le second tour devrait être des plus serré.

 

Les sites des candidats:

Jean-Luc Moudenc.

Pierre Cohen.

Jean-Luc Forget.

Myriam Martin.

André Gallégo.

Sandra Torremocha.

François Simon.

Thierry Dupin (Pas de site connu).

Ville: Tarbes.

Région: Midi-Pyrénées.

Département: Hautes-Pyrénées.

Nombre d’habitants: 46300 (128ème ville française).

Maire actuel: Gérard Trémège (UMP) depuis 2001.

Maire précédent: Raymond Erraçarret (PCF) de 1983 à 2001.

Résultats de la présidentielle: Nicolas Sarkozy 43,45% – Ségolène Royal 56,55%.


Les têtes de liste:

 

A l’instar de Quimper, Saint-Brieuc ou encore Blois, Tarbes fait partie de ces villes moyennes perdues en 2001 que la gauche peut espérer reconquérir lors de ces municipales.

A droite, c’est le maire sortant Gérard Trémège qui conduira la liste UMP « Avec Gérard Trémège, continuons le changement ». Cet ancien de Démocratie Libérale, rallié depuis à l’UMP, avait profité en 2001 des divisions de la gauche et fait tomber le sortant communiste avec seulement 30 voix d’avance. Lors des dernières législatives, Trémège était battu sur la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées par la radicale de gauche Chantal Robin-Rodrigo mais recueillait 51,19% des suffrages sur Tarbes.

A gauche, on a tiré les leçons de 2001. Jean Glavany, ministre de l’agriculture du gouvernement Jospin, conduira une liste d’union PS-PCF-Verts-PRG baptisée « Construisons l’avenir de Tarbes ». Lors des dernières législatives il avait été élu député de la troisième circonscription des Hautes-Pyrénées et avait largement distancé son adversaire Christine Rabaud-Carrie sur Tarbes en recueillant 58,93% des suffrages. En ajoutant à cela le score de Ségolène Royal lors de la présidentielle, Glavany peut aborder sereinement ce scrutin.

Au centre, Pierre Lagonnelle sera à la tête de la liste « Tarbes pour tous » et portera les couleurs du MoDem. S’il arrive à réunir sur son nom une partie des 21% de suffrage que François Bayrou avait réalisé sur la ville, il pourrait se maintenir au second tour, si second tour il y a.

A l’extrême gauche enfin on partira, comme souvent, divisé. Christian Zueras ménera la liste « LCR Alter-mondialistes » tandis que François Meunier sera à la tête de la liste « Lutte Ouvrière ».

Malgré un bilan globalement positif reconnu à la municipalité sortante, Gérard Trémège devrait avoir beaucoup de mal à conserver cet ancien bastion communiste à droite.

Les sites des candidats:

Gérard Trémège.

Jean Glavany.

Pierre Lagonnelle.

Christian Zueras.

François Meunier (Pas de site connu).

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(Première parution le mardi 10 juillet 2007).

C’est une mini vague rose, mais aussi jaune et bleu (couleurs du PRG) qui s’est abattue sur la région Midi-Pyrénées lors de ces législatives. Même si l’évolution en terme de voix au premier tour est quasi inexistante, la gauche progresse énormément en sièges.

  • En 2002, la droite gagnait onze sièges (un DVD, un UDF et neuf UMP) et la gauche quinze (quatorze PS et un PRG). Après ces législatives, la droite ne conserve que cinq circonscriptions (un DVD et quatre UMP) et la gauche en a désormais vingt et une (dix-huit PS et trois PRG). Dans l’Aveyron, la 2ème passe de l’UMP au PS, tout comme les 1ère et 4ème de Haute-Garonne ainsi que la 2ème du Gers. Dans le Lot, la 1ère passe de l’UDF au PRG et dans le Tarn-et-Garonne la 2ème passe de l’UMP au PRG.
  • En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 3,68% pour l’extrême gauche, 43,35% pour la gauche plurielle, 4,24% pour les Divers, 8,57% pour le Centre, 29,57% pour la droite et 10,59% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 4,27% des voix, la gauche stagne à 42,47%, les Divers sont à 3,05%, le Centre est stable à 8,35%, la droite progresse à 37,39% en récupérant les voix des chasseurs et de l’extrême droite qui tombe à 4,47%.
  • Les électeurs de Midi-Pyrénées ont reconduit seize députés sortants sur vingt-six. Beaucoup de nouvelles tetes: Frédérique Massat dans la 1ère de l’Ariège, Marie-Lou Marcel et Alain Marc dans les 2ème et 3ème de l’Aveyron, Catherine Lemorton, Martine Martinel et Monique Iborra dans les 1ère, 4ème et 6ème de Haute-Garonne, Gisele Biemouret dans la 2ème du Gers, Dominique Orliac dans la 1ère du Lot, Jacques Valax dans la 1ère du Tarn et enfin Sylvia Pinel dans la 2ème du Tarn-et-Garonne.
  • La progression du taux de féminisation en Midi-Pyrénées est exceptionnelle: de cinq femmes élues en 2002 (19,23% des députés de la région), on passe à onze femmes élues (soit 42,31%). La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 54 ans.

Trombinoscope des nouveaux députés de Midi-Pyrénées: