Aude.
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A Narbonne, le maire sortant Michel Moynier pourrait bien perdre son siège dimanche prochain. C’est en effet la liste du socialiste Jacques Bascou qui arrive en tête de ce premier tour avec 45,46% des voix. La liste du maire sortant Divers Droite accuse un retard de cinq points à 40,42%. L’autre liste Divers Droite menée par Jean-Louis Soulié arrive en troisième position avec 8,00% des voix. Maryse Arditi pour les Verts recueille quant à elle 6,12% des voix. Le résultat de dimanche sera sans doute serré mais c’est bien la gauche qui part favorite pour ce deuxième tour.
A Carcassonne, le maire sortant UMP arrive en tête du premier tour avec 42,23% des suffrages. Son adversaire socialiste Jean-Claude Perez recueille quant à lui 38,39% des voix. Aucune autre liste ne franchi la barre des 5%. Robert Morio pour le Front National est à 4,93%, le Divers Droite André Arribaud à 4,93%, Gilles Entajan pour les Verts à 4,32%, le centriste Jean-François Daraud à 3,63% et le Divers Gauche Gérard Assens à 1,58%. A priori le total des voix de droite est supérieur à celui des voix de gauche pour ce premier tour, reste à savoir si les reports de voix seront logiques…
Gard.
A Nîmes, le second tour sera disputé. Le maire sortant UMP Jean-Paul Fournier arrive largement en tête du premier tour avec 39,78% devant le communiste Alain Clary avec 21,78% des voix. Bernard Casaurang arrive en troisième position avec 13,67% et fusionnera sa liste avec celle de Clary pour le second tour. Le MoDem Philippe Berta recueille 8,72% des voix et celle de Lucien Ruty pour le Front National 7,05%. Les autres listes ne franchissent pas les 5%: Silvain Pastor pour les Verts est à 4,01%, Kristine Charmasson pour la LCR à 2,80% et le Divers Écologiste Jean-François Detrie à 2,19%. Le scrutin est sans doute entre les mains des électeurs du MoDem à Nîmes.
A Alès, le député-maire UMP Max Roustan est réélu dès le premier tour avec 54,00% des voix. Dans la primaire à gauche qui se déroulait, c’est le communiste Jean-Michel Suau qui arrive en tête avec 23,76% devant le socialiste Fabien Gobillon à 16,63% des voix. La liste Front National de Annie Morales totalise 5,61% des suffrages et aura donc un élu au conseil municipal.
Hérault.
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A Montpellier, le sulfureux Georges Frêche n’aura pas empêché sa dauphine Hélène Mandroux, à la tête d’une liste d’union de la gauche et du centre, de réaliser l’excellent score de 47,11%. Le député UMP Jacques Domergue est loin derrière avec seulement 26,13% des voix. Les Verts de Jean-Louis Roumégas réunissent quant à eux 11,12% des suffrages et la liste LCR de François Viguié 5,46%. Il n’y aura pas de fusion Verts-PS pour le second tour, ceux-ci ne voulant pas figurer sur la même liste que Frêche. Ils feront donc une alliance originale avec la LCR pour le second tour. Gros revers pour le Front National qui ne totalise que 5,26% des voix avec Alain Jamet. La liste MoDem dissidente de Georges Fandos est à 3,45%, Maurice Chaynes pour Lutte Ouvrière à 1,06% et Jean-Pierre Sparfel pour le Parti des Travailleurs à 0,41%. Avec une telle avance au premier tour, même la non-fusion avec les Verts ne devrait pas empêcher Hélène Mandroux de retrouver son fauteuil de maire.
A Béziers, le maire sortant Raymond Couderc est réélu dès le premier tour avec 52,07% des suffrages. Jean-Michel Duplaa pour le Parti Socialiste arrive loin derrière avec seulement 24,21% des voix. La liste du Front National de Alain Ricard à 10,70% et celle du communiste Aimé Couquet à 6,51% auront toutes deux des élus au conseil municipal. Pas d’élus par contre pour la liste MoDem de Guilhem Johannin à 3,99% ni pour la liste Divers Gauche de Pia Melillo à 2,53%.
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A Sète, le maire sortant UMP François Commeinhes arrive en tête du premier tour avec 41,95% des suffrages. Le communiste François Liberti arrive en seconde position avec 34,50% des voix, devançant la liste socialiste d’André Lubrano qui se contente de 12,00%. André Lubrano se retire de la course à la mairie, Liberti peut donc s’attendre à un bon report des voix socialistes sur son nom. En quatrième position on trouve le centriste Philippe Sans à 7,20% devant le Divers Droite Guy Virduci à 4,35%. Le deuxième tour s’annonce serré.
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A Lunel, le Divers Droite Claude Arnaud frôle l’élection au premier tour avec 49,22% des voix et doit donc faire face à un ballottage qui n’est pas des plus confortable son réservoir de voix n’étant pas énorme. En deuxième position, on retrouve la liste du socialiste Claude Barral avec 24,67% des voix, devant la liste sans étiquette de Muriel Arnal à 13,16%. Ces deux dernières listes ont décidé de fusionner et c’est Muriel Arnal qui conduira la liste commune du deuxième tour. Danielle Hickenbick-Floutier pour la LCR recueille quant à elle 5,58% des voix, Patrick Marcou et sa liste « Divers Extrême Droite » 4,80% et le MoDem Éric Perroud 2,58%. Si les électeurs suivent la fusion des listes Barral et Arnal, le deuxième tour pourrait être serré.
A Agde, le maire sortant Gilles d’Ettore est dans une situation comparable à Claude Arnaud. Il arrive largement en tête du premier tour avec 44,46% des suffrages mais son réservoir de voix est restreint. Le champion de joutes agathois investi par le MoDem Fabrice Mur arrive en deuxième position avec 25,27% des voix devant la liste socialiste de Régis Passerieux à 22,37%. Ces deux listes ont décidé de fusionner pour le second tour. François Amoros pour le Front National est à 6,23% et le Divers Droite Charles Ignatoff à 1,67%. La fusion des listes MoDem et socialiste annonce un second tour serré pour dimanche.
Pyrénées-Orientales.
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Le second tour s’annonce très indécis à Perpignan. Le maire sortant UMP Jean-Paul Alduy arrive en tête du premier avec 38,88% des suffrages. La liste de la socialiste Jacqueline Amiel-Donal arrive en deuxième position avec 20,16% des voix devant le Divers Gauche Jean Codognès qui pointe à 15,12%. La liste du Front National conduite par Louis Alliot totalise quant à elle 12,29% des voix. Le MoDem avec Clotilde Ripoull est à 8,53% et la LCR avec Mickaël Cufi à 5,02%. Les listes socialiste, Divers Gauche et MoDem ont décidé de fusionner pour le second tour. Avec la liste Front National de Louis Alliot qui se maintient et les seules réserves de voix qui sont à gauche, le maire sortant devra affronter dimanche un second tour à haut risque pour lui.
Ville: Montpellier.
Région: Languedoc-Roussillon.
Département: Hérault.
Nombre d’habitants: 225400 (8ème ville française).
Maire actuel: Hélène Mandroux (PS) depuis 2004.
Maire précédent: Georges Frêche (PS) de 1977 à 2004.
Résultats de la présidentielle: Sarkozy 44,78% – Royal 55,22%.
Les têtes de liste:
L’ombre du sulfureux Georges Frêche, maire de la ville de 1977 à 2004 planera sur ces municipales à Montpellier. Malgré tout, la gauche devrait réussir à conserver ce bastion historique.
Élu en 2004 suite à la démission de Georges Frêche devenu président de la région Languedoc-Roussillon, c’est Hélène Mandroux, très proche de l’ancien maire qui conduira la liste de large union « Vivre une nouvelle ville », composée de candidats du PS, du PCF, du PRG, du MRC et du MoDem. Le candidat officiel du MoDem à Montpellier, Marc Dufour, à en effet décidé avec quelques uns de ses amis de rejoindre la liste Mandroux dès le premier tour. Frêche figurera en sixième position sur la liste.
Les Verts font eux bande à part ne voulant pas mêler leurs noms à celui de Frêche dont ils réclament le départ de la présidence de l’agglomération. C’est Jean-Louis Roumégas qui a été choisi pour mener la liste « Montpellier a besoin des Verts ». Ils espèrent renouveler leur score du premier tour de 2001 (12,5%) pour pouvoir peser dans le débat.
Une liste conduite par le dissident MoDem Georges Fandos, « Montpellier démocrates, écologistes et citoyens » regroupera pour sa part les déçus de la stratégie d’alliance du parti de François Bayrou avec la gauche dès le premier tour et des militants du parti écologiste Cap 21.
A l’extrême gauche, trois listes se feront concurrence: Maurice Chaynes sera à la tête de la liste « Lutte Ouvrière », Jean-Pierre Sparfel conduira la liste « Pour la défense de la démocratie communale et des services publics: rupture avec l’Union Européenne » soutenue par le parti des travailleurs et Francis Viguié mènera la liste « Montpellier écologique, sociale, vraiment à gauche » soutenue par les comités unitaires anti-libéraux, la LCR et « Montpellier tous ensemble ».
A droite, c’est Jacques Domergue, tombeur de Georges Frêche lors des législatives de 2002, qui a été choisi pour conduire la liste « Changeons d’air » soutenue par l’UMP, le MPF et le Nouveau Centre.
A l’extrême droite enfin, c’est Alain Jamet, figure historique du parti et ancien conseiller municipal de Montpellier, qui conduira la liste « Montpellier fait front ».
Peu de suspens à Montpellier, la liste de large union d’Hélène Mandroux devrait facilement l’emporter malgré la présence du très controversé Georges Frêche dans ses rangs. S’ils réussissent à passer la barre des 10%, les Verts pourraient provoquer une triangulaire.
Les sites des candidats:
Maurice Chaynes.
Alain Jamet.
Jean-Pierre Sparfel.
(Première parution le dimanche 8 juillet 2007).
Le Languedoc-Roussillon reconduit une majorité de députés de droite après ces législatives. Au niveau du premier tour, le fait marquant de cette élection dans la région est l’effondrement de l’extrême droite.
- En 2002, la droite gagnait quatorze circonscriptions (treize UMP et un DVD) et la gauche sept (six socialistes et un communiste). Après ces législatives, la droite possède quinze sièges dans la région (un PSLE et quatorze UMP) et la gauche six (tous socialistes). Trois basculements dans la région: dans l’Hérault, la deuxième passe de l’UMP au PS et la septième du PCF à l’UMP, et dans les Pyrénées Orientales la quatrième passe du PS à l’UMP.
- En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 2,77% pour l’extrême gauche, 38,47% pour la gauche plurielle, 5,46% pour les Divers, 4,42% pour le Centre, 30,77% pour la droite et 18,10% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 3,81% des voix, la gauche tombe à 36,34%, les Divers sont à 3,32%, le Centre est à 5,68%, la droite gagne treize points à 43,46% captant les voix de l’extrême droite qui tombe à 7,39%.
- Les électeurs de Languedoc-Roussillon ont reconduit dix-sept députés sortants sur vingt et un. Dans le Gard, William Dumas est élu pour la première fois dans la cinquième circonscription (il siégeait déjà dans la dernière assemblée en tant que suppléant du député élu en 2002), dans l’Hérault, André Vezinhet (2ème) et Gilles d’Ettore (7ème) font leur entrée à l’assemblée, tout comme Jacqueline Irles dans les Pyrénées Orientales (4ème).
- Le Languedoc-Roussillon fait toujours partie des mauvais élèves pour ce qui concerne la parité, qui progresse toutefois, passant d’une femme élue en 2002 (4,76%) à deux (9,52%). La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 56 ans et demi.
Trombinoscope des nouveaux députés de la région Languedoc-Roussillon:










