Doubs.
A Besançon, le maire sortant socialiste est réélu haut la main dès le premier tour. Avec 56,76% des voix, Jean-Louis Fousseret devance largement son adversaire UMP Jean Rosselot qui recueille 25,79% des suffrages. Le candidat du MoDem Philippe Gonon pointe quant à lui en troisième position à 9,56%. François Portal pour la LCR à 4,90%, Nicole Friess pour LO à 2,03% et Adrien Leclerc pour le Parti des travailleurs à 0,96% n’accèdent pas au conseil municipal.
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A Montbéliard, le maire sortant UMP Louis Souvet est dans une position difficile. Il arrive en tête du premier tour avec 39,15% des voix mais est suivi de près par le socialiste Jacques Helias à 32,73%. Deux listes suivent dans un mouchoir de poche: celle du Divers Droite Philippe Duvernoy à 11,17% et celle Divers Gauche de Guy Beche à 10,67%. Ces quatre listes se maintiendront au second tour. La liste de la LCR de Gérard Aviat et la liste LO de Franck Plain recueillent respectivement 3,76% et 2,53%. Le deuxième tour s’annonce donc ouvert. Les seules réserves de voix sont à gauche mais tout dépendra des stratégies électorales des Montbéliardais.
Jura.
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A Dole, le maire sortant UMP arrive en tête du premier tour avec 46,92% des voix. Il est suivi par la liste du socialiste Jean-Claude Wambst qui recueille 40,71% des suffrages. En troisième position, la centriste Josette Chasseu pointe à 7,43%. Dominique Revoy pour Lutte Ouvrière arrive en quatrième position avec 4,94% des voix. Second tour assez périlleux donc pour le maire sortant. Le candidat socialiste peut sans doute espérer un bon report des voix des électeurs de Lutte Ouvrière, reste à savoir qui choisiront les électeurs centristes qui ont le scrutin entre leurs mains.
Territoire de Belfort.
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A Belfort, le maire sortant chevènementiste Étienne Butzbach résiste beaucoup mieux que prévu. Avec 33,04% des voix, la liste MRC arrive en effet en tête du premier tour devant la liste UMP de Damien Meslot à 32,34%. En troisième position, on trouve la liste MoDem de Christophe Grudler. Ce dernier, dont l’inimitié avec Meslot est connue, a décidé de se maintenir au second tour. Déception pour la liste socialiste de Bruno Kern qui n’arrive qu’en quatrième position avec 13,20% des suffrages. Cette dernière fusionne avec la liste Butzbach pour le second tour. La liste LCR d’Arlette Clerc recueille quant à elle 4,51% des voix. Avec la fusion entre les listes MRC et PS et le maintien de Grudler, le second tour s’annonce à l’avantage de la gauche à Belfort.
Ville: Belfort.
Département: Territoire de Belfort.
Région: Franche-Comté.
Nombre d’habitants: 50400 (108ème ville française).
Maire actuel: Étienne Butzbach (MRC) depuis 2007.
Maire précédent: Jean-Pierre Chevènement (MRC) de 1983 à 1997 puis de 2001 à 2007.
Résultats de la présidentielle: Nicolas Sarkozy 51,14% – Ségolène Royal 48,86%.
Les têtes de liste:
La succession de Jean-Pierre Chevènement est très disputée à Belfort. Les divisions dans les deux camps rendent cette élection municipale relativement indécise.
Le maire sortant, Étienne Butzbach, qui avait pris le fauteuil de Jean-Pierre Chevènement, après que ce dernier ait démissionné de son mandat après sa défait lors des dernières législatives, conduira une liste d’union MRC-PCF-LO « Unis pour Belfort ».
Butzbach devra cependant faire face à la concurrence d’une liste d’union PS-Verts-PRG emmenée par Bruno Kern et baptisée « L’alliance pour Belfort ». Les socialistes se verraient bien reprendre la main à Belfort après plus de vingt ans de règne du MRC et de son président sur la mairie.
A droite aussi on part divisé. Damien Meslot, député de la première circonscription du Territoire de Belfort depuis 2002, conduira la liste de l’UMP « Tous ensemble pour Belfort ». Largement réélu député lors des dernières législatives avec 57,32% des suffrages sur la ville de Belfort il espère rééditer sa performance lors de ces municipales.
Mais il faudra également compter avec Christophe Gudler. Ce dernier conduira la liste « Un nouveau souffle pour Belfort, ensemble pour Belfort » soutenue par le MoDem. L’inimitié entre Gudler et Meslot est connue, le second ayant été responsable de l’exclusion du premier de l’UMP. Un accord entre les deux tours semble donc improbable.
A l’extrême gauche enfin, c’est Arlette Clerc qui conduira la liste « Reconquête démocratique et sociale » soutenue par la LCR.
A l’issue du premier tour, quatre listes pourraient être en mesure de se maintenir pour le second. Reste à savoir ce que le jeu des alliances d’entre deux tours donnera…
Les sites des candidats:
Arlette Clerc (Pas de site connu).
(Première parution le mercredi 4 juillet 2007).
La droite reste largement majoritaire en Franche-Comté. La gauche progresse toutefois en nombre de sièges.
- En 2002, la droite gagnait douze circonscriptions (toutes UMP) et la gauche une seule. Après ces législatives, la droite possède onze sièges dans la région (encore une fois tous UMP) et la gauche en gagne deux. Dans le Doubs, une circonscription bascule du PS à l’UMP (la deuxième), mais Pierre Moscovici, l’ancien ministre des affaires européennes de Lionel Jospin, réussit à faire basculer la quatrième à gauche. Dans la Haute-Saône, le PS fait basculer la deuxième circonscription.
- En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 2,34% pour l’extrême gauche, 34,72% pour la gauche plurielle, 6,33% pour les Divers, 1,27% pour le Centre, 40,22% pour la droite et 15,11% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 3,38% des voix, la gauche est stable à 33,79%, les Divers sont à 2,33%, le centre progresse à 5,70%, la droite gagne sept points à 47,68%, récupérant les voix de l’extrême droite qui tombe à 7,11% des voix.
- Les électeurs de Franche-Comté ont reconduit huit députés sortants. Dans les nouveaux nous avons Françoise Branget, Jacques Grosperrin et Pierre Moscovici dans les première, deuxième et quatrième du Doubs, Marie-Christine Dalloz dans la deuxième du Jura et Jean-Michel Villaumé dans la deuxième de Haute-Saône.
- La parité régresse en Franche-Comté. La région, qui en 2002 était la plus féminisée au niveau de ses députés avec la Bretagne (30,77% de femmes), passe de quatre femmes élues à deux (15,38%). La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 53 ans et quart.
Trombinoscope des nouveaux députés de Franche-Comté:










