renucci.jpgcortey.jpgruault.jpgA Ajaccio, le sortant Simon Renucci, fondateur du Mouvement Corse Social Démocrate, arrive largement en tête de ce premier tour avec 42,93% des voix. La droite, divisée, arrive loin derrière. Paul Ruault pour l’UMP recueille 15,07% des voix et le Divers Droite Philippe Cortey 10,05%. Les deux liste se maintiendront au deuxième tour offrant ainsi un boulevard à Renucci. Derrière, le Divers Droite José Rossi totalise 8,63% des voix, les nationalistes Thierry Casanova et Lucien Felli 6,72% et 5,38%, les sans étiquette François Filoni et Michel Ciccalda 5,27% et 3,13%. Le nationaliste Jacky Rossi ferme la marche avec 2,82%. De part ses divisions, la droite Ajaccienne offre une nouvelle fois une réélection facile à Renucci.

zuccarelli.jpgsimeoni.jpgA Bastia, le maire sortant Radical de Gauche Émile Zuccarelli manque l’élection au premier tour pour quelques voix avec 49,73% des suffrages. Derrière lui, trois listes franchissent la barre des 10% et se maintiendront toutes au second tour.Le nationaliste Gilles Simeoni pointe à 15,92%, le sans étiquette albertini.jpgchiarelli.jpgPierre Chiarelli à 12,83% et le Divers Droite Jean-Louis Albertini à 11,58%. Jean-Guy Talamoni de Corsica Nazione totalise seulement 6,21% des voix devant Jean-François Baccarelli pour le Mouvement Écologiste Indépendant à 2,73% et Vanina Baron-Giusti pour le MoDem à 1,00%. Comme à Ajaccio, le maire Radical de Bastia n’a aucun soucis à se faire pour le second tour.

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(Première parution le mercredi 4 juillet 2007).

Les résultats de la présidentielle, lors de laquelle Nicolas Sarkozy avait réalisé un excellent score, se sont confirmés en Corse: la gauche perd du terrain en terme de siège et la droite fait un bond en terme de voix. Le Parti Radical de Gauche, principale force progressiste de l’île, où le Parti Socialiste est quasiment absent, n’aura donc pas résisté à la vague bleue.

  • En 2002, la droite gagnait une seule circonscription (UMP) et la gauche trois (deux PRG et un Divers Gauche). Après ces législatives, la droite prend la première circonscription de Haute-Corse au maire PRG de Bastia Emile Zuccarelli et comptabilise donc deux sièges. La gauche quant à elle conserve deux sièges (un Divers Gauche et un PRG).
  • En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 0,29% pour l’extrême gauche, 44,05% pour la gauche plurielle, 6,82% pour les Divers, 15,28% pour le Centre, 27,68% pour la droite et 5,89% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 0,85% des voix, la gauche progresse à 49,26%, les Divers sont à 1,61%, le centre disparaît, faute de candidat du MoDem dans l’île, la droite fait un bond à 45,03%, et l’extrême droite est en léger recul avec 3,26% des voix. La bipolarisation de la vie politique en Corse est donc, plus que jamais, totale.
  • Les Corses ont reconduits trois députés sortants sur quatre. Seul Sauveur Gandolfi-Scheit, élu dans la première de Haute-Corse, vient renouveler le groupe des élus Corses à l’assemblée nationale.
  • La parité ne progresse pas en Corse. Comme en 2002, pas de femme élue et une seule candidate parmi les huit « gros » pour ces législatives. La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 56 ans et quart.

Trombinoscope des nouveaux députés corses: