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(Première parution le jeudi 19 juillet 2007).

Le soir du second tour de ces législatives, les journalistes et commentateurs n’en finissaient plus de se gargariser du nombre de femmes qui allaient rentrer au Palais Bourbon. 107! Un explois semble t-il! Et pourtant… Avec seulement 18,54% d’élues, la France se situe à un peu reluisante 58ème rang mondial au classement des pays dont l’assemblée est la plus féminisée, se plaçant ainsi entre le Venezuela et le Nicaragua.
Plus en détails, 14,38% des élus UMP sont des femmes contre 26,34% pour le PS. Le parti majoritaire avait annoncé qu’il présenterait 30% de candidates aux législatives. Objectif bas qu’il n’arrive meme pas à atteindre. L’UMP a présenté seulement 26,6% de candidates, ce qui lui coutera 4 millions d’euros de pénalité. La plupart de ces dernières ont en plus été présentées dans des circonscriptions particulièrement difficiles, pour ménager les députés hommes sortants, ce qui explique la faible féminisation du groupe UMP à l’assemblée.
Le PS quant à lui avait déclaré qu’il voulait présenter 49% de femmes. Il n’y arrive pas non plus, mais rien à voir avec l’UMP puisque le Parti Socialiste a présenté 47% de candidates. Là encore pourtant, elles ont pour la plupart présentées dans des circonscriptions ingagnables. Le PS a pourtant fait quelques efforts pour investir des femmes contre d’autres candidats hommes « historiques ». C’est le cas par exemple de George Pau-Langevin (photo), élue à Paris, qui avait contre elle le sortant PS Michel Charzat.
Le Nouveau-Centre et le MoDem n’ont pas respecté davantage la parité dans leurs investitures. La palme revient par contre au Parti Radical de Gauche qui fait élire huit députés dont cinq femmes.
La parité, malgré la loi du gouvernement Jospin qui ne remplit manifestement pas son role, n’est vraiment pas prete de devenir une réalité en France. Et ce n’est sans doute pas sous la présidence de Sarkozy que cela va changer…

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(Première parution le mardi 17 juillet 2007).

 Après ces élections vient l’heure des comptes pour les partis politiques. Les résultats de ces derniers aux législatives définissent en effet le financement public qui leur sera alloué pour la période de la mandature. Pour la première tranche du financement, les partir ayant recueilli plus de 1% des suffrages dans cinquante circonscriptions reçoivent 1,63 euros par voix. La deuxième tranche fait bénéficier les partis de 44394,03 euros par député élu. Une pénalité sur le total est déduite pour les partis présentant moins de 48% de candidates.

  • Pour ces dernières législatives, l’UMP avec ses plus de 10 millions de voix et ses 313 députés recevra environ 27 millions d’euros.
  • Le PS qui recueille près de 6,5 millions de voix et fait élire 185 de ses candidats devrait recevoir 18,3 millions d’euros.
  • Vient ensuite le MoDem qui obtient seulement quatre élus mais obtient près de deux millions de voix, ce qui lui vaudra environ 3,1 millions d’euros.
  • Le PCF avec plus d’un million de voix et dix-sept députés devrait recevoir plus de 2,5 millions.
  • Le FN ne bénéficiera pas de la deuxième tranche mais son million de voix lui permettra de recevoir 1,8 millions.
  • Les Verts avec quatre députés et plus de 845000 voix recevront 1,5 millions, tout comme le Nouveau Centre avec ses 400000 voix et 22 élus.
  • Le PRG avec huit députés et 350000 voix devrait recevoir 0,9 millions.
  • La LCR et ses 527000 voix recevra 0,86 millions.
  • Le MPF avec deux députés et 312000 voix recevra 0,6 millions.
  • LO et CPNT avec un peu plus de 210000 voix chacun recevront environ 0,35 millions.
  • Les écologistes du MEI et du Trèfle recevront respectivement 0,11 et 0,13 millions.

A noter que ces sommes seront versées tous les ans durant les cinq ans de la mandature.

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(Première parution le mardi 17 juillet 2007).

Pour terminer cette série d’articles sur les résultats de ces législatives, voyons ce qui s’est passé Outre-Mer. Avant ces élections, la droite avait la majorité des sièges ultramarins, elle ne l’a désormais plus.

  • En 2002, la droite remportait quatorze sièges (un DVD et treize UMP) et la gauche huit (un PCR, trois PS, deux DVG, un PRG et un régionaliste). Après ces législatives la droite ne conserve que huit circonscriptions (toutes UMP), le MoDem en gagne une et la gauche gagne dans treize circonscriptions (un PCR, cinq PS, quatre DVG, deux PRG et un régionaliste). Six circonscriptions basculent: la 3ème de Guadeloupe passe de l’UMP à un DVG, tout comme la 2ème de Guyane. La 5ème de la Réunion passe de l’UMP au PS, l’unique circonscription de Saint-Pierre-et-Miquelon de l’UMP au PRG, le siège de Mayotte passe de l’UMP au MoDem et enfin celui de Wallis-et-Futuna passe de l’UMP au PS.
  • En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 0,52% pour l’extrême gauche, 37,74% pour la gauche plurielle, 6,14% pour les Divers, 14,47% pour le Centre, 38,20% pour la droite et 2,93% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 1,41% des voix, la gauche progresse à 48,46%, les Divers sont à 3,85%, le Centre tombe à 4,32%, la droite stagne à 41,25% et l’extrême droite est à 0,72% des suffrages.
  • Les ultramarins ont reconduit 11 députés sortants sur 22. Coté nouvelles têtes: Jeanny Marc en Guadeloupe, Serge Letchimy en Martinique, Chantal Berthelot en Guyane, Didier Robert, Patrick Lebreton et Jean-Claude Fruteau à la Réunion, Annick Girardin à Saint-Pierre-et-Miquelon, Abdoulatifou Aly à Mayotte, Albert Likuvalu à Wallis-et-Futuna, Bruno Sandras en Polynésie française et enfin Gael Yanno en Nouvelle-Calédonie.
  • L’outre-Mer est toujours un bon élève au niveau de la parité: en 2002 cinq femmes étaient élues (22,73%), elles sont désormais six (27,27%). La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 54 ans.

Trombinoscope des nouveaux députés ultramarins:

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(Première parution le lundi 16 juillet 2007).

La gauche gagne des sièges dans la région Rhône-Alpes, malgré un léger recul en terme de voix au premier tour.

  • En 2002, la droite remportait 38 sièges (3 UDF et 35 UMP) et la gauche 11 (2 PCF et 9 PS). Après ces législatives la droite conserve 35 circonscriptions (un PSLE, un DVD et 32 UMP) et la gauche 15 (un PCF et 14 PS). Neuf circonscriptions ont basculé dans la région: la 2ème de l’Ardèche passe de l’UMP au PS, la 2ème de la Drome, ancienne d’Eric Besson, passe du PS à l’UMP, la 1ère de l’Isère passe de l’UMP au PS et la 2ème du PCF au PS, les 1ère et 2ème de la Loire passent de l’UMP au PS, tout comme les 2ème et 3ème du Rhone, la 13ème passant du PS à l’UMP.
  • En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 2,59% pour l’extrême gauche, 33,95% pour la gauche plurielle, 3,79% pour les Divers, 10,36% pour le Centre, 34,89% pour la Droite et 14,42% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 3,37% des voix, la gauche est en léger recul à 32,64%, les Divers sont à 2,44%, le Centre tombe à 8,81%, la droite fait un bond à 46,24%, récupérant une partie des voix de l’extrême droite qui tombe à 6,50% des suffrages.
  • Les électeurs de Rhône-Alpes ont reconduit 31 députés sortants sur 49. Coté nouvelles têtes: Xavier Breton et Charles de la Verpillière dans l’Ain, Olivier Dussopt qui devient à 28 ans le benjamin de l’assemblée en se faisant élire en Ardèche, Franck Reynier dans la Drome, Geneviève Fioraso et Michel Issindou en Isère, Régis Juanico et Jean-Louis Gagnaire dans la Loire, Michel Havard, Pierre-Alain Muet, Jean-Louis Touraine, le parachuté Dominique Perben, Pascal Crozon, Patrick Verchere, Christophe Guilloteau et Philippe Meunier dans le Rhône, et enfin Lionel Tardy et Marc Francina en Haute-Savoie.
  • La région fait toujours partie des mauvais élèves en terme de parité. Comme en 2002, seules 2 femmes sont élues (6,90%). La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 52 ans et demi.

Trombinoscope des nouveaux députés de la région Rhône-Alpes:

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(Première parution le dimanche 15 juillet 2007).

Peu de changements en Provence-Alpes-Cote d’Azur. La droite reste largement majoritaire dans la région et réussit à faire élire dix-sept députés dès le premier tour.

  • En 2002, la droite remportait trente-quatre sièges (un UDF et trente-trois UMP) et la gauche six (deux communistes, trois socialistes et un radical de gauche). Après ces législatives, pas de changements, la droite conserve trente-quatre circonscriptions (un PSLE, un DVD et trente-deux UMP) et la gauche six (un communiste, quatre socialistes et un radical de gauche). Tous les basculements ont eu lieu dans le départements des Bouches-du-Rhône: la quatrième passe du PCF au PS, la huitième du PS à l’UMP et la seizième fait le chemin inverse, de l’UMP au PS.
  • En 2002, le rapport en terme de voix au premier tour était de 1,85% pour l’extrême gauche, 31,95% pour la gauche plurielle, 2,71% pour les Divers, 6,18% pour le Centre, 35,72% pour la droite et 21,58% pour l’extrême droite. Cette fois, l’extrême gauche recueille 2,53% des voix, la gauche tombe à 28,54%, les Divers sont à 3,69%, le Centre reste stable à 6,41%, la droite fait un bond à 50,12% en récupérant les voix de l’extrême droite qui s’écroule en ne recueillant que 8,70% des suffrages.
  • Les électeurs de PACA ont reconduit trente-trois députés sortants sur quarante. Peu de nouveaux donc. On notera l’arrivée d’Eric Ciotti dans la première des Alpes-Maritimes, Dominique Tian, Henri Jibrayel, Valérie Boyer, Bernard Reynes et Michel Vauzelle dans les deuxième, quatrième, huitième, quinzième et seizième des Bouches-du-Rhone, et enfin Jean-Claude Bouchet dans la deuxième du Vaucluse.
  • En 2002, les électeurs de PACA avaient envoyé sept femmes à l’assemblée (17,50%), elles sont cette fois dix (25,00%). La moyenne d’âge des députés est quant à elle de 57 ans et quart.

Trombinoscope des nouveaux députés de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur: