Cantonales 2008: les résultats en Auvergne.
Allier.
Le conseil général de l’Allier est actuellement dirigé par le Divers Droite Gérard Dériot, élu en 2004. Cependant, à l’occasion d’une élection partielle dans le canton de Chevagnes, la majorité des sièges est détenue par la gauche depuis novembre 2007. Ces cantonales ancreront donc l’assemblée d’un côté de l’échiquier politique.
Sur les dix-sept sièges renouvelables lors de ces cantonales, quatre ont été pourvus au premier tour, tous par des Divers Droite. Claude Riboulet est élu à Commentry, Lucien Gonnot à Neuilly-le-Réal, Bruno Rojouan à Montmarault et Bernard Coulon à Saint-Pouçain-sur-Sioule.
A Chevagnes, le communiste Alain Lognon vire en tête avec 46,54% et possède un bon réservoir de voix contrairement à son adversaire Divers Droite Jean-Marie Lesage qui recueille 33,22% des voix. A Ebreuil, on retrouve le même cas de figure avec le communiste Dominique Bidet avec 48,95% des voix et le Divers Droite Michel Bonnefille à 37,46%. A Gannat, la divers droite Anne-Marie Defay pointe en tête à 44,21% devant le socialiste Bernard Decouvoux qui totalise 26,93% des voix et dispose de bonnes réserves de voix. Le second tour s’annonce donc serré. A Huriel, le communiste Michel Tabudin avec ses 49,15% a pris un net avantage sur Claude Bourdut qui recueille 26,86% des voix pour le PS. A Lapalisse, le Divers Droite Didier Hangard arrive en tête avec 37,50% des voix mais son adversaire radical de gauche Jacques de Chabannes qui recueille 28,21% des suffrages semble disposer d’un meilleur réservoir de voix. Au Donjon, le socialiste Guy Labbe avec ses 26,82% et de bonnes réserves de voix devrait prendre le dessus sur son adversaire Divers Droite Marie-Odile Rivenez qui pointe à 22,90%. A Luray-Lévis l’élection s’annonce serrée. Le Divers Droite Jacques Bourdier arrive en tête avec 44,69% des voix mais son adversaire communiste Nicolas Thollet qui recueille 29,19% des suffrages dispose d’un meilleur réservoir de voix. A Montluçon Est, Daniel Dugléry recueille 48,38% des voix contre 25,52% pour le socialiste Bernard Lesterlin qui dispose toutefois d’un bon réservoir de voix. A Montluçon Nord-Est, de la même façon, le Divers Droite Bernard Dillard pointe à 42,19% contre 23,74% pour son adversaire Isabelle Bruny qui dispose d’une réserve de voix à gauche. Montluçon-Sud aussi devrait être serré entre la Divers Droite Bernadette Vergne qui arrive en tête avec 43,95% des voix mais semble disposer d’un moins bon réservoir de voix que son adversaire communiste Mireille Schurch qui recueille 28,68% des suffrages. A Moulins-Sud, la Divers Droite Nicole Tabutin qui arrive en tête avec 47,67% des voix devra se méfier de son adversaire socialiste Jacques Lahaye qui pointe à 36,22% mais devrait réussir à rassembler sur son nom les voix de la gauche au second tour. A Varennes-sur-Allier, même cas de figure entre Elisabeth Albert-Cuisset à 44,7% et le socialiste Xavier Cadoret à 26,73%. A Vichy-Nord, l’UMP Gabriel Manquin semble bien parti pour gagner le second tour avec 42,71% des voix contre 14,93% pour le sans étiquette Christophe Pommeray et 14,30% pour la socialiste Hélène Millet.
Cantal.
Avec une bonne avance en nombre de siège, la droite n’a aucune chance de perdre la majorité au conseil général du Cantal.
Sur les treize sièges renouvelables lors de ces cantonales, onze ont été pourvus dès le premier tour. A droite, Christian Leoty est élu à Allanche, Alain Marlex à Massiac, Louis Galtier à Pierrefort, Guy Delteil à Riom-ès-Montagnes, Louis Clavilier à Ruynes-en-Margeride, Louis Jacques-Liandier à Vic-sur-Cere et Jean-Yves Bony à Pleaux.
A gauche, Florence Marty est élue à Aurillac 2, Charly Delamaide à Aurillac 3, le radical de gauche Jacques Mezard à Aurillac 4 et Jacques Markarian à Jussac.
Seulement deux sièges à pourvoir dimanche prochain donc. A Laroquebrou, le Divers Gauche Michel Cabanes avec 48,57% semble bien parti pour l’emporter, même si son adversaire UMP Christian Meiniel totalise 36,01% des suffrages et dispose de bonnes réserves de voix. A Saignes, l’élection s’annonce serrée entre le socialiste Marc Maisonneuve qui recueille 43,09% des voix et son adversaire Centriste Stéphane Briant qui le talonne avec 40,10% des suffrages.
Il est probable que ces cantonales se soldent par un statu quo dans le Cantal.
Haute-Loire.
La droite possède une large majorité au conseil général de Haute-Loire est n’est donc pas menacée lors de ces cantonels.
Sur les dix-huit sièges renouvelables lors de ces cantonales, sept ont été pourvus dès le premier tour. A droite, Marie-Agnès Petit est élue à Allègre, Robert Flauraud à Chaise-Dieu, Guy Vissac à Langeac et Madeleine Dubois à Yssingeaux. Deux candidats sans étiquette sont élus: Joseph Chapuis à Bas-en-Basset et Jean-Pierre Morgat à Craponne-sur-Arzon.
Un seul candidat de gauche est élu dès ce premier tour, il s’agit de Gérard Convert dans le canton du Puy-en-Velay Nord.
A Aurec-sur-Loire, le socialiste Guy Vocanson avec 47,20% des voix semble bien parti pour l’emporter sur la candidate sans étiquette Céline Decroix. A Brioude-Sud, l’UMP Joseph Chapuis avec 44,77% des voix a pris le dessus sur le socialiste Alain Caze qui recueille 26,26% des voix, mais ce dernier dispose d’un bon réservoir de voix. A Cayre, l’UMP Marc Mouret avec 43,90% des voix devance largement le sans étiquette Cardine Leyton avec 28,41% et le socialiste Pierre Gibert avec 27,69%. A Monastier-sur-Gazeille, le sans étiquette André Nicolas avec 40,24% devance un autre candidat sans étiquette, Michel Mounier, qui totalise 34,56% des suffrages et le Divers Droite Pierre Gentes avec 25,20%. A Paulhaguet, le sans étiquette Alain Chapuis à 37,27% est au coude à coude avec l’UMP Jacques Roustide à 36,48%, le socialiste Nicolas Di Giambattista pointant en troisième position à 26,26%. A Pinols, duel serré entre deux candidats sans étiquette: Daniel Estieu recueille 45,06% des voix contre 44,82% pour Joseph Vissac. Au Puy-en-Velay-Sud-Est, le Divers Droite Pierre Robert vire en tête avec 43,82% des voix devant la socialiste Bernadette Sigaud à 30,03% qui dispose néanmoins d’une meilleure réserve de voix. De la même façon, au Puy-en-Velay-Sud-Ouest, le Divers Droite Marc Bolea avec 45,96% des voix devance le candidat des Verts Jean-Jacques Orfeuvre à 29,32% mais le réservoir de voix de ce dernier est plus conséquent que celui de son adversaire. A Retournac, deux candidats sans étiquette s’affronteront au second tour: Pierre Astor qui recueille 39,96% et Pascal Goudard à 36,38%. A Saint-Didier-en-Velay, le Divers Droite Michel Driot pointe en tête à 38,46% devant le socialiste Jean-Paul Fourets à 20,61% et le candidat du MoDem Joseph Champavert à 20,33%. A Vorey enfin, le candidat sans étiquette Georges Boit arrive en tête avec 37,35% des voix devant la candidate MoDem Cécile Gallien à 27,34%, le sans étiquette Gérard Deygas à 17,58% et le socialiste René Dugua à 13,71%.
La droite semble en mesure de conserver tous ses sièges dans le département et pourrait même en ravir à la gauche.
Puy-de-Dôme.
La majorité écrasante de la gauche au conseil général du Puy-de-Dôme n’est pas menacée lors de ces cantonales.
Sur les trente-et-un sièges renouvelables lors de ces cantonales, vingt ont été pourvus dès le premier tour. A droite, Luc Chaput est élu à Aigueperse, Yves-Serge Croze à Jumeaux, Daniel Peynon à Maringues, Jean-Marc Boyer à Rochefort-Montagne, Jean Ponsonnaille à Royat, Christophe Serre à Tauves et ALain Faure à Saint-Anthène.
La gauche enregistre quant à elle les succès de Bernard Veissiere à Ardes, Jean-Claude Daurat à Arlanc, Lionel Gay à Besse-et-Saint-Anastaise, Michel Charasse à Châteldon, Alexandre Pourchon à Clermont-Ferrand-Nord, André Wils à Courpière, Claude Boilon à Ennezat, Bernard Auby à Gerzat, Jean-Claude Fournier à Herment, Maurice Battut à Pontaumur, Maurice Mestre à Saint-Germain-Lembron, Alain Néri à Vertaizon et Michel Bravard à Viverols.
A Aubière, le duel sera serré entre le Divers Droite Hubert Tarrerias à 41,22% et la socialiste Laurence Mioche-Jacquesson à 31,33%. A Clermont-Ferrand-Centre, le seond tour, étant donné son réservoir de voix, sera une formalité pour Patricia Guilhot à 34,83% contre l’UMP Jean-Pierre Brenas à 25,50%. Même chose à Clermont-Ferrand-Est pour Mireille Lacombe à 47,82% contre l’UMP Antoine Philippon qui ne recueille que 17,24% des voix. Même cas de figure aussi à Clermont-Ferrand-Sud où le socialiste Serge Lesbre avec 44,45% des voix devance largement son adversaire UMP Corinne Aubriet qui pointe à 22,26%. A Menat, le Divers Gauche Bernard Lesaire semble aussi bien parti avec 42,31% contre le candidat sans étiquette Bernard Duverger qui ne recueille que 14,57% des suffrages. A Montferrand, le second tour ne sera qu’une formalité pour la socialiste Nadine Deat qui avec 42,09% des voix devance largement le candidat UMP Jean-Pierre Brun. A Olliergues, le duel sera tout aussi déséquilibré entre le socialiste Yves Fournet-Fayard à 45,06% et la sans étiquette Marie-Claire Blanque qui ne recueille que 25,76% des voix. A Pontgibaud, le duel s’annonce serré entre le candidat sans-étiquette Lionel Muller à 48,69% contre 44,03% pour son adversaire socialiste Daniel Courtadon qui dispose d’un meilleur réservoir de voix. A Riom-Ouest, il y aura une triangulaire entre Dominique Basse pour le PS à 45,74%, l’UMP Elisabeth Montfort à 29,39% et le Divers Gauche Jean Caillaud à 16,78%. A Saint-Amant-Tallende, le Divers Droite Claude Graulière avec 46,26% des voix semble mieux parti pour l’emporter que son adversaire socialiste Marc de Turckeim qui totalise 40,13% des suffrages. A Saint-Dier-d’Auvergne enfin, le Divers Gauche Gérard Cartailler avec 45,48% des voix au premier tour semble bien parti pour l’emporter face au socialiste Gérard Grenier qui plafonne à 29,12% des suffrages.
La gauche devrait conserver tous ses sièges dans le Puy-de-Dôme et devrait même arrivé à en prendre quelques uns à la droite.















Les graphiques font une nette différence entre des listes DVD divers droite, et UMP. A qui veut on la faire ? Quand une personnalité aussi forte que celle de Daniel Dugléry est tête de liste, on en connaît la coloration dominante, et c’est un beau bleu foncé. A droite on a choisi de nier le rapport entre national et local, c’est à dire comme on choisit de nier que les intérêts des patrons et des salariés ne sont pas les mêmes, et de ratisser large en pratiquant l’ « ouverture » , en attirant vers soi des hommes et des femmes à la conscience politique fluctuante et à l’amour propre délavé. Mais enfin, on a beau parler d’ouverture et d’apolitisme, ces hommes et ces femmes ont des convictions; être de gauche ou de droite ça signifie toujours quelque chose, et des choix idéologiques qui vont avec.
@ Pascal.
Je partage totalement votre point de vue. Je me base uniquement sur les étiquettes « officielles » pour réaliser ces graphiques afin d’éviter toute subjectivité. Il est cependant évident qu’il y a souvent un décalage entre l’étiquette affichée et l’étiquette réelle. Nombre de candidats UMP ont décidé de se présenter sous l’étiquette Divers Droite ou même sans étiquette pour éviter un vote sanction (mais la technique, il faut bien l’avouer, est aussi utilisée par la gauche dans les zones où l’étiquette PS n’est pas un avantage). Pour ce qui est de l’enjeu national du scrutin, là aussi vous avez raison. Comment nier l’enjeu national d’une élection qui conditionnera en grande partie la couleur politique des sénateurs élus en septembre prochain? Mais là encore tout est question de posture pour éviter le vote sanction…
Je ne partage pas votre point de vue quant au vote sanction. Les cantonales sont des élections locales et les électeurs se basent davantage sur l’homme (ou la femme), ses capacités, son dévouement,sa compétence à gérer les dossiers…que sur ses affinités politiques générales !
De plus, il n’y a pas que les Divers droite qui préfèrent peut-être se présenter sous cette étiquette plutôt que sous celle de l’UMP, néamoins, ils ne cachent pas leur position sur l’échiquier politique.
Dans mon canton, les bulletins de vote du candidat communiste ne comportent pas la mention « candidat du PCF » contrairement aux autres candidats dont la position est claire; pourtant ce monsieur revendique généralement ses opinions politiques. Cette attitude afin de leurrer les électeurs ne me semble guère meilleure… Je ne doute pas en effet que certains de ses électeurs n’auraient pas mis son bulletin dans l’urne s’ils avaient su réellement que ce monsieur était le candidat du PCF et non un candidat sans étiquette.
Quoiqu’il en soit, il est clair que cette élection aura des impacts au niveau national, sachant notamment que dès dimanche soir, notre département de l’Allier virera très certainement au rouge…car bien évidemment les candidats PCF qui ne se sont pas affichés comme tels le jour des élections ne manqueront pas de revendiquer leur appartenance à ce parti le jour où il sera question de briguer la présidence du Conseil Général !
@Anne.
Je disais dans mon précédent commentaire que la technique était aussi utilisée par la gauche, vous en donnez un bon exemple.
Pour ce qui est de la question de l’enjeu national ou local, il est évident que les deux sont liés. Nier l’enjeu local serait une absurdité puisque nous élisons les premiers magistrats de nos communes ou les représentants de nos territoires dans les conseils généraux. Mais nier la portée nationale du scrutin me semble tout aussi absurde. Si la compétence faisait tout, comment expliquer que Fabienne Keller ou Gilles de Robien dont le bilan est pourtant jugé positivement par les habitants de leur ville respective se retrouvent en difficulté lors de ces municipales? Et les élus que nous allons envoyer dans les mairies ou dans les conseils généraux voteront bien lors des sénatoriales de septembre prochain en fonction de leur couleur politique. Donc, si l’on ne peut nier l’enjeu local, on ne peut pas plus faire abstraction de la portée nationale de ces scrutins.