Municipales 2008 à Quimper.
Ville: Quimper
Région: Bretagne
Département: Finistère
Nombre d’habitants: 64900 (72ème ville française)
Maire actuel: Alain Gérard (UMP) depuis 2001
Maire précédent: Bernard Poignant (1989-2001)
Résultat présidentielle: Sarkozy 40,89% – Royal 59,11%
Les têtes de liste:
Cinq listes seront en course à Quimper pour ces municipales. A 70 ans, le sénateur maire sortant UMP, Alain Gérard a décidé de ne pas se représenter. C’est donc a sa première adjointe, Marcelle Ramonet, que reviendra la lourde tâche de conserver Quimper à Droite. Lourde tâche car depuis les municipales de 2001 (et en dehors du cas particulier de la présidentielle de 2002 et des législatives qui l’ont suivie) les quimpérois ont systématiquement voté à gauche en particulier lors de la dernière présidentielle où Ségolène Royal y recueillait plus de 59% des suffrages et lors des législatives où la droite perdait le siège de député de Quimper. Et la candidate UMP n’était autre que … Marcelle Ramonet. Il faut dire qu’investir une sarkozyste convaincue, ancienne de Démocratie Libérale, est une idée assez étonnante dans cette ville plutôt centriste. Même à droite ce choix est loin de faire l’hunanimité… Les instances nationales semblent en effet avoir décidé de placer des fidèles de Sarkozy dans le Finistère plutôt que de prendre en compte la réalité politique locale.
Le MoDem a quant à lui investit Isabelle Le Bal. Élue en 2001 sur la liste d’Alain Gérard, elle avait réuni sur son nom lors des dernières législatives un peu moins de 10% des suffrages et avait appelé à voter pour Ramonet au second tour. La centriste de droite pourrait espérer dépasser les 10% lors de ces municipales, reste à savoir ce qu’elle ferra dans l’entre deux tours.
A gauche, c’est Bernard Poignant, maire de Quimper de 1989 à 2001, qui conduira la liste d’union de la gauche (PS, PCF, PRG, UDB, Kemper 2010 et Démocrates du centre). Le président de la délégation socialiste française au parlement européen part confiant. Le plus dur est sans doute déjà derrière lui: obtenir l’investiture socialiste dans cette ville pro-Royal alors qu’il n’a jamais caché son inimitié pour l’ancienne candidate PS.
Les Verts quant à eux se présenteront sur une liste indépendante. Daniel Le Bigot, figure bien connue du monde politique quimpérois, espère que la liste qu’il conduit fera aussi bien sinon mieux que son propre score aux dernières législatives: 10,12%. Cela lui donnerait un poids non négligeable dans l’hypothèse très probable de la fusion de sa liste avec celle de Poignant entre les deux tours.
A l’extrême gauche enfin, c’est Janine Carrasco qui sera à la tête d’une liste soutenue par la LCR. Il y a peu de chances qu’elle puisse troubler le jeux des quatre gros candidats dans cette ville très peu sensible aux extrêmes.
L’UMP l’a elle-même annoncé: Quimper devrait basculer à gauche. Contrairement aux apparences, ce n’était pas une fatalité, la ville étant plutôt de centre-droite. Mais le choix d’une candidate de la « droite dure » pour la liste UMP est une erreur stratégique manifeste. Reste à savoir l’ampleur de la défaite de Marcelle Ramonet. L’attitude de la liste du MoDem et de celle des Verts entre les deux tours sera intéressante à suivre.
Les sites des candidats:
Liste Carrasco. (Pas de site connu)










