Municipales 2008 à Brest.
Ville: Brest
Région: Bretagne
Département: Finistère
Nombre d’habitants: 145200 (19ème ville française).
Maire actuel: François Cuillandre (PS) depuis 2001.
Maire précédent: Pierre Maille (PS) de 1989 à 2001.
Résultat présidentielle: Sarkozy 43,13% – Royal 56,87%
Les têtes de liste:
Six listes seront en course pour les municipales de mars prochain à Brest où 55 sièges de conseillers municipaux sont à pourvoir. Le siège de maire est actuellement occupé par le socialiste François Cuillandre qui compte bien rempiler pour un second mandat.
Pour ce faire, il conduira une liste d’union de la gauche assez large rassemblant le PS, le PCF, le PRG, les Verts, l’UDB (Union Démocratique Bretonne), Frankiz-Breiz, « Brest Nouvelle Citoyenneté » et « l’ Autre Gauche » sur laquelle figurent Patricia Adam (députée de Brest Centre) et Pierre Maille (ancien maire de Brest et président du conseil général), tous les deux en position non-éligible. En 2001, il avait réuni 45,85% des voix sur son nom au premier tour et 57,55% des voix au second. Son objectif sera sans doute de faire encore mieux cette année et il pourrait bien y être aidé par l’opposition municipale.
La droite brestoise ne part en effet pas unie pour ce scrutin avec deux listes issues de l’UMP. Mais ne fallait-il pas s’y attendre alors que les 11 conseillers municipaux d’opposition siègent au sein de quatre groupes distinct à la mairie dont pas moins de trois se réclament de l’UMP. D’un côté nous aurons donc le candidat officiel de l’UMP nommé par Paris, le jeune avocat Laurent Prunier, qui était le président départemental de l’Association des Amis de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Ceci explique peut-être cela. Il conduira une liste très à droite « Ensemble ambitieux pour Brest » composée de membres de l’UMP, du MPF, du FRS (le parti de Christine Boutin), du CNI (le parti de Christian Vanneste) et du parti fantôme le « Nouveau Centre ». En l’absence de liste d’extrême droite, peut-être que cette composition droitière pourra récupérer quelques voix de ce côté là. Face à Laurent Prunier, nous retrouverons Fortuné Pellicano, vieux cacique de l’UMP brestois qui n’a semble-t’il apprécié ni son exclusion de l’UMP par les instances nationales, ni le côté « droite dure » de Prunier. Il conduira une liste de droite modérée « Pour faire gagner Brest » et pourrait bien géner considérablement le candidat officiel de son ancien parti.
C’est finalement le candidat du MoDem Mikaël Cabon et sa liste « Brest au Coeur » qui pourrait tirer partie des divisions de l’UMP brestoise. François Bayrou avait réalisé 20,98% des voix au premier tour de l’élection présidentielle à Brest, de quoi rendre optimiste le candidat du MoDem.
A l’extrême gauche enfin, on trouve la liste « Pour Brest, la gauche debout », se définissant comme une liste « citoyenne, solidaire, féministe et laïque » soutenue par la LCR et le MRC, la « liste ouvrière et socialiste » conduite par Hugues Bouché, proche du Parti des travailleurs et la liste de Lutte Ouvrière conduite par André Cherblanc.
Le premier tour ne devrait être qu’une formalité pour la liste Cuillandre. Bien malin par contre celui qui pourra dire qui arrivera en seconde position, qui dépassera la barre des 10% nécessaire au maintien ou quelles seront les alliances entre les deux tours. Il semble d’hors et déjà clair que la liste Cuillandre sera présentée dans son intégralité au second tour et qu’il n’y aura donc aucune fusion avec la liste d’extrême gauche quel que soit le score de cette dernière. Il semble aussi probable que dans le cas où la liste Prunier franchissait les 10% (ce qui est très probable) elle ne pourrait fusionner ni avec celle du MoDem, ni avec celle de Pellicano. Ces deux dernières pourraient par contre rentrer dans une stratégie d’alliance entre les deux tours si leur score respectif le leur permet (Pellicano avait déjà proposé au MoDem de faire une liste commune dès le premier tour).
Brest devrait donc selon toute vraisemblance rester bien ancrée à gauche, reste à savoir quelle sera la principale force d’oppostion de la ville après ces municipales.
Les sites des candidats:










